Manga : Les vacances de Jésus & Bouddha

Manga : Les vacances de Jésus & Bouddha

Certes ça fait un an que je n’ai rien publié ici… (sauf une petite mise à jour sur un autre manga Bonne nuit, Punpun ) pourtant j’ai lu, bref.

Bien que la bibliothèque classe cette série chez les ados, je la trouve bien sympathique.

Je viens de finir le tome 8… le tome 9 devrait paraître en mars 2015 donc wait & see !

Tout est dit dans le titre ou presque. Si vous voulez en savoir un peu plus voir l’article de wikipedia.

Bien sûr Jésus et Bouddha décident de passer leurs vacances sur Terre… au Japon !

Dans ce manga, j’aime bien les petits commentaires en apparté comme à gauche ci-dessous :

J’ai également appris pas mal de choses sur le Japon et ses traditions ainsi que sur les religions.

Par exemple, je ne connaissais pas le mot cocyte et vous ?

De même je ne savais pas qui était Benzaiten et vous ?

Sinon je suis en train de lire un auteur clermontois avec des histoires gigognes et un titre rigolo, pourvu que les histoires continuent de me plaire…

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Du vide plein les yeux – Jérémie Guez

Du vide plein les yeux – Jérémie Guez

Insomnie jolie : j’ai lu ce polar sans le lâcher jusqu’à ce que mon réveil sonne !

Pris au hasard dans les rayons de la bibliothèque, qui l’avait mis un peu avant !

Une écriture assez cinématographique, phrases courtes, différents focus sur différents personnages…je me suis laissée embarquée facilement malgré un titre mal choisi. Heureusement la quatrième de couverture a joué son rôle d’accroche ! Non je vous laisse découvrir 😉

La morale si tenté qu’il y en ait une : Tel est pris qui croyait prendre… et encore…

Un article de 20minutes : http://www.20minutes.fr/livres/1272591-20140111-du-vide-plein-yeux-jeremie-guez-chez-tengo-editions-paris-france

Voyoucratie – Dominique Forma

Voyoucratie – Dominique Forma

Pas une si bonne pioche que le livre qui m’a tenu éveillée cette nuit et dont je vous parlerai lundi soir 😉 (oh le teasing lol)

L’idée de départ est séduisante : un vieux voyou, Francis, qui doit passer la main va propager une fausse rumeur pour tester son successeur…mais la rumeur ne se contrôle pas et les conséquences néfastes s’accumulent pour les divers personnages directement impliqués ou sur les dommages collatéraux…

Un peu trop de sexisme cliché pour le milieu des voyous ou auteur qui racole ? Je ne sais jamais…

D’autres critiques plus positives : http://www.babelio.com/livres/Forma-Voyoucratie/415205/critiques

Et si on dansait ? – Erik Orsenna

Et si on dansait ? – Erik Orsenna

Comme je l’indiquais dans mon dernier article sur Erik Orsenna, dans sa pentalogie (?) sur la langue française, j’avais omis de lire le quatrième opus : Et si on dansait ?

Erreur réparée (merci la bibliothèque 🙂  ).

L’histoire se déroule alors que Jeanne est une lycéenne de 16 ans qui vit avec son grand frère musicien.

Brillante elle écrit pour ses camarades des devoirs en français et va même jusqu’à rédiger des discours pour des hommes politiques pour que leurs idées, notamment grâce à la ponctuation, aient plus d’impacts émotionnels sur les auditeurs.

Il sera fait allusion d’ailleurs à un homme politique poète sénégalais : Léopold Sédar Senghor.

Et si on dansait ? est axé sur la ponctuation qui implique le rythme, d’où les nombreuses analogies avec la musique.

Dans la page 13, Jeanne parle de son site internet. Par curiosité j’ai testé et n’ai rien eu 😦 mais il semble qu’au moment de sa sortie…il y a 4 ans, cette adresse renvoyait…vers la page 13 du livre ^^

Nous sommes donc allés sur le site www.jecrispourvous-jeanne.com qui nous a illico renvoyés danser à la page treize du présent ouvrage.

J’ai souri quand il est fait allusion à l’usage trop intense des parenthèses qui servent souvent à donner une explication, mais qui peuvent gêner la lecture s’il y en a trop ou mal placé.

L’utilisation du point-virgule en déclin est déplorée, etc.

Certes ce quatrième opus se lit très vite (environ 120pages) et je trouve les illustrations jolies, mais je trouve que projeter Jeanne dans l’adolescence avec son frère n’est qu’un prétexte pour lier musique et ponctuation, une histoire presque artificielle plaquée par-dessus, en fait.

Deux citations issues du livre :

Aucune dictateur n’aime les livres, Jeanne. Car les livres aident à rêver, à réfléchir donc à critiquer. (p. 72)

(…)Il y a deux mille cinq cents ans, les Grecs écrivaient ainsi, sans séparer les mots les uns des autres. Comment faisaient-ils pour s’y retrouver , pour distinguer les phrases dans ce flux continu de lettres ? J’avais appris, ahurie, que les blancs, les espaces entre les mots, n’avaient été employés en Europe que vers l’an 800, à l’époque de Charlemagne. Ces blancs avaient été les toutes premières ponctuations. (p. 95)

BD- Coeur de pierre – Sévérine Gauthier et Jérémie Almanza

BD- Coeur de pierre – Sévérine Gauthier et Jérémie Almanza

BD achetée à sa sortie, aussitôt lue. Mais bien sûr ce n’est que bien plus tard que j’écris cet article…

Comme d’habitude ce sont d’abord les dessins qui m’ont accroché. Donc voilà je vais regarder le travail de Jérémie Almanza, son portfolio est ici.

Ses dessins sombres et tourmentés me font penser à l’univers de Tim Burton même s’il se dit plus inspiré par Nicolas.

La mise en page, avec l’alternance de vignettes présentées en grandes bandes horizontales façon ciné, ou d’autres présentations pleine page. La part belle est laissée aux illustrations et le texte s’insère parfaitement bien dans celles-ci 🙂

Quand deux univers se rencontrent même les couleurs des univers de chacun des personnages se rencontrent !

L’histoire de Sévérine Gauthier pour petits et grands est assez simple et poétique :

Un petit garçon naît avec un cœur de pierre, une vraie pierre ce qui désole ses parents. L’enfant délaissé grandit seul.

Un jour il croise une fille remplie d’amour. Son cœur d’artichaut (un vrai encore) va-t-il faire fendre le cœur de pierre du petit garçon ? Ou va-t-elle ravir le cœur en or de l’autre garçon ?

Bref une belle histoire poétique superbement illustrée !

Il paraît que leur œuvre précédente commune : Aristide broie du noir vaut le détour…je vais retourner voir mon libraire BD bientôt moi 🙂

La fabrique des mots – Erik Orsenna

La fabrique des mots – Erik Orsenna

La fabrique des mots est le dernier opus de la série sur le langage, les mots français abordant les différentes facette suivant les livres (grammaire, conjugaison, orthographe, vocabulaire)

Dans l’ordre chronologique, il y a eu :

– La grammaire est une chanson douce (2001) : excellent 🙂

– Les chevaliers du subjonctif (2004) : il ne m’avait pas autant plu que le précédent

– La révolte des accents (2007) : qui m’avait réconcilié avec la série

– Et si on dansait ? (2009) : que je n’ai pas lu. Oubli à réparer !

– La fabrique des mots (2013) : )

La trame de fond de ces histoires est toujours la même : sur une petite île paradisiaque, la petite Jeanne, fillette intelligente et curieuse, ses camarades et la super maîtresse Mlle Laurencin sont les héros principaux des aventures de la langue française que leur fait rencontrer Erik Orsenna. Le méchant c’est « le Président à vie  » Nécrole.

Quand le méchant Nécrole décide arbitrairement de limiter à 12 verbes les conversations de la petite île, la super maîtresse et ses élèves vont se rebeller et tenter de sauver les mots d’origine étrangère par exemple, tout en découvrant la richesse des racines diverses de la langue française.

La fabrique des mots parle ainsi essentiellement de la formation des mots, de leur origine, de leur étymologie 🙂

On apprend notamment que « réussir » à l’origine vient du verbe italien Uscire, qui veut dire « trouver la sortie ». (p 23)

Les trois quarts du livre se penchent sur l’étymologie (latine et grecque) de nos mots. Ces deux principales racines de notre langue actuelle sont personnifiées par deux vieilles sœurs veuves qui se chamaillent constamment.

Les enfants vont découvrir aussi que Nécrole cherche à emprisonner tous les mots d’origine régionale ou étrangère (comme abricot ou sucre) et il y en a pléthore ! Ils arrivent à en cacher plusieurs.

On apprend ( p 89) que le verbe baragouiner s’explique  » parce que dans les tavernes, les Bretons demandaient du pain, bara, et du vin, gwin… »

La page 90, début du chapitre XI intitulé  » Où l’on décevra forcément ceux qui espéraient gagner beaucoup d’argent avec les mots » actualité oblige, m’a fait penser à la starlette de tv réalité Nabila qui a posé un brevet sur « son » expression et ainsi gagner des sous facilement…

Les enfants, grâce à  leur super maîtresse, vont découvrir dans une ancienne mine d’or la cachette de la fabrique aux mots : préfixe, racine/radical, suffixe sont la base, la richesse des synonymes (le bonheur n’est pas la gaieté, ni le plaisir), la francisation des mots anglais comme logiciel pour software etc. , le vote pour les mots qui entrent dans notre langage, vote inconscient suivant l’usage qu’il en est fait.

A la fin, avant que les mots eux-mêmes ne se rebellent pour que l’histoire finissent bien, deux jeunes sont arrivés par bateau pour soumettre, au futur dictionnaire, leur dictionnaire des mots de banlieue, la téci comme keuf, vénère etc. preuve que la langue française, vivante, s’adapte et intègre le verlan ou autre invention des jeunes.

Conclusion : Un livre vraiment intéressant, facile à lire, pour adultes et enfants assez grands ou curieux de la langue française.

Youhou un bonus musical en lien avec le livre : la chanson Polyglotte d’Henri Dès

 

Un autre point de vue sur ce livre : http://www.franceinfo.fr/livre/le-zoom-culture/la-fabrique-des-mots-un-conte-pour-adulte-964787-2013-04-25

Manga- Bonne nuit punpun d’Inio Asano

Manga- Bonne nuit punpun d’Inio Asano

Edit de février 2015 : J’ai lu la suite jusqu’au tome 10  inclus (la série se termine avec le tome 13 donc plus que 3 à lire) et au fur et à mesure qu’il grandit, il devient bien plus obsédé par le Q et du coup le managaka se permet des scènes un peu coquines, l’histoire s’enlise, le managaka fait plein de planches inintéressantes comme sur celui qui se prend pour un gourou…

Je n’ai lu que les trois (sur 4) premiers tomes traduits pour le moment en français sur les 10 tomes déjà publiés au Japon.

Ce manga d’Inio Asano parle d’un adolescent (sur ce site il est dit qu’il s’agit d’un élève de CM1) représenté sur la forme d’un oiseau très très (trop) simplement dessiné :

Punpun est donc un jeune garçon dont les parents divorcent dans le premier tome.
Les couvertures très sobres sauf en couleur (très flashy ! ) avec en filigrane il y a le portrait d’un personnage.

Ex : dans le tome 3, c’est l’oncle maternel de Punpun qui apparaît. Un « freeter » de 33 ans solitaire par choix dit-il, même s’il reluque constamment les fesses des femmes qui passent. A la suite du départ du père de Punpun) celui-ci s’installe chez Punpun pour aider la mère de Punpun (pas très équilibrée) à éduquer le jeune garçon.
Punpun tombe amoureux d’une nouvelle venue Aiko…qui vit avec des gens, elle le cache pour éviter de se faire rejeter, qui s’avère former d’une secte.

Suite à une promesse non respectée, Aiko ne parle plus à Punpun…deux ans plus tard c’est toujours pareil…or Punpun est toujours amoureux d’Aiko : comment faire pour se faire pardonner et aimer ?

Punpun s’amuse avec ses camarades…qui sont surtout intéressés par les cassettes vidéos p0rn et dans une de ces cassettes, un jeune garçon s’est enregistré et avoue avoir tué sa famille, avoir cacher les corps dans une usine désaffectée avec un butin…le groupe de copains espèrent trouver l’argent, ils vont sur place mais cette usine abandonnée est, paraît-il, hantée par le fantôme de l’ancienne directrice qui s’est suicidée…

Le style très sobre de la famille « oiseau » de Punpun détonne dans le dessin des autres personnages et décors plus travaillé, c’est original. Il y a parfois aussi une ou deux photos qui sont intégrées dans le manga. Punpun fait aussi appel à un/son Dieu (via une incantation particulière que lui a apprise son oncle il y a quelques année) reconnaissable par sa sempiternelle tête souriante, cheveux dressés sur la tête et lunettes sur le nez.

Il ne donne pas toujours des conseils avisés ou sages …

Bref j’aime beaucoup le dessin et les propos un peu philo, la vision réaliste de la société japonaise et ses problèmes (alcoolisme, les sans emplois, le sectes…) aux travers des personnages rencontrés (amis, profs, parents…)  qu’Inio Asano offre aux lecteurs occidentaux mais je ne vois pas bien où il veut nous emmener et même si c’est original, le dessin trop simpliste de ce petit oiseau (façon Twitter ^^) me déplaît un peu.

Donc à lire la suite (merci la bibliothèque 🙂  )